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  • 5.0 étoiles
    22/11/2008
    Premier à donner un avis

    Ce marché couvert est une belle structure en L, accolée aux façades ouest et sud de la Mosquée Nouvelle (YENI CAMÏÏ). Le bazar aux épices est également appelé BAZAR EGYPTIEN pour avoir été autrefois doté grâce aux tributs versés par l'Egypte. Son nom français, bazar aux épices, rappelle qu'il était autrefois consacré à la vente des aromates, condiments, épices, mais également plantes et drogues médicinales. Le lourd parfum d'Orient qui frappa Théophile Gautier et Gérard de Nerval à leur visite s'est estompé. Seules six boutiques des quatre-vingt-huit sont encore spécialisées dans la vente de ces produits traditionnels : on y voit de gros sacs de toile ventrus contenant les herbes et les épices multicolores, des bocaux de denrées précieuses ou volatiles s'alignent sur les étagères. L'entrée du bazar est un imposant corps-de-garde, à l'étage duquel, se trouve un excellent restaurant, le PANDELI. La sortie se fait par l'une des deux portes situées à l'angle du L. Celle de droite débouche sur l'Hasircilar Caddesi, l'avenue des tapissiers, parallèle à la route de la Corne d'Or (voir photos commentées).
    Si vous suivez les rues tortueuses qui mènent de l'échelle de Yeni Djami à la mosquée du sultan Bayezid, vous arrivez au Bazar d'Egypte ou bazar des Drogues, une grande halle que traverse d'une porte à l'autre une ruelle destinée à la circulation des marchandises et des acheteurs. Une odeur pénétrante, composée des arômes de tous ces produits exotiques, vous monte aux narines et vous enivre. Là sont exposés par tas ou dans des sacs ouverts, le henné, le santal, l'antimoine, les poudres colorantes, les dattes, la cannelle, le benjoin, les pistaches, l'ambre gris, le mastic, le gingembre, la noix de muscade, l'opium, le haschich, sous la garde de marchands aux jambes croisées, à l'attitude nonchalante, et qui semblent comme engourdis par la lourdeur de cette atmosphère saturée de parfums .
    Théophile Gautier.
    Constantinople, 1851.
    Bonne visite et bon séjour dans cette magnifique ville d'Istanbul.
    David MENARD

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